LE SCHEMA DEPARTEMENTAL DE GESTION CYNEGETIQUE DE L' OISE (SDGC) 2006/20012 MIS EN PLACE PAR LA FEDERATION DEPARTEMENTALE DES CHASSEURS DE L' OISE ISSU DU PETIT LIVRET DISPONIBLE DANS TOUTES LES MAIRIES POUR INFORMER TOUS LES CHASSEURS DE L' OISE (sous réserve)
SECTION MIGRATEURS : 9 objectifs sont fixés
- 1°) Connaître et encadrer les prélèvements
- 2°) Maintenir et améliorer les suivis de populations existants
- 3°) Valoriser et améliorer la connaissance des espèces suivies
- 4°) Favoriser reproduction et stationnement des migrateurs
- 5°) Valoriser les pratiques cynégétiques
- 6°) Établir un état des lieux des espèces problématiques
- 7°) Maintenir et entretenir un réseau d' observateurs
- 8°) Développer une vieille sanitaire
- 9°) Adapter les périodes d' ouverture et de fermeture à la biologie des espèces
1°)Connaître et encadrer les prélèvements
La FDCO mettra en place un carnet de prélèvements départemental
destiné aux adhérents "territoire" que compte
l' Oise. Ces adhérents auront préalablement été
sensibilisés sur l' intérêt d' une telle démarche.
Chaque responsable de territoire pourra diffuser à ses chasseurs
un carnet individuel simplifié afin de faciliter le recueil d'
informations.
L' objectif à 6 ans est d' approcher les 100% de carnets retournés.
Le SDCG instaure dès la campagne 2006/2007, une limitation de capture
de 25 anatidés par tranche horaire de 12h à 12h tirés
depuis une hutte immatriculée sans dispositif de marquage. La FDCO
et l' Association Départementale des Chasseurs d' Oiseaux Migrateurs
de l' Oise. (ADCOMO) identifieront le nombre de chasseurs du domaine public
fluvial ainsi que leurs prélèvements.
Le SDCG fixe une limitation de capture de bécasse à 3 oiseaux/jour/chasseur,
10 oiseaux/groupe/jour (le groupe étant constitué d' au
moins 5 chasseurs lors de battues) sans dispositif de marquage compte-tenu
du fait que l' Oise. n' est pas un département à forte pression
de chasse sur l' espèce. Concernant l' introduction du canard colvert
(Anas platyrhynchos), les lâchers, quels qu 'ils soient, sont désormais
interdits en dehors des zones humides, seul biotope de cette espèce.
2°)Maintenir et améliorer les suivis de populations existants
La FDCO, à travers sa commission "migrateurs et zones humides",
établira la liste des sites majeurs pour le stationnement des oiseaux
d' eau et participera aux recensements hivernaux. Les programmes nationaux
sur les vanneaux huppés (vanellus vanellus),pluviers dorés
(Pluvialis apricaria), bécasses des bois (scolopax rusticola),
les colombidés,etc. seront maintenus pour le suivi et le renseignement
de la base de données départementale.
La FDCO, la commission "migrateurs et zones humides" fédérale,
l' ADCOMO et l' ONCFS seront associés à ces travaux. Le
rôle des observateurs, membres bénévoles du réseau
"migrateurs et zones humides" sera déterminant dans la
collecte des données (169 personnes opérationnelles en janvier
2006).
3°) Valoriser et améliorer la connaissance des espèces suivies
Les données récoltées dans le cadre du suivi de certaines espèces migratrices peuvent faire l' objet d' articles dans "Le Chasseur de L' Oise.", de publications ponctuelles ou être présentées auprès d' un public intéressé (ex. adhérents de l' ADCOMO,...).Par ailleurs, dans le cadre du schéma départemental, une attention toute particulière devra être portée sur d' autres espèces migratrices qui ne font pas ou peu l' objet de suivi (caille des blés, grands turdidés...). Un certain nombre d' enquêtes sera réalisé annuellement sur l' hivernage, les effectifs nicheurs et les migrations post et pré-nuptiales concernant les espèces phares que sont les anatidés, les colombidés et la bécasse des bois. Une démarche identique sera appliquée sur le suivi de l' avifaune prairiale.
4°) Favoriser reproduction et stationnement des migrateurs
Cet objectif, réalisé en partenariat avec les instances
départementales et régionales, tient compte principalement
d' opérations de gestion et d' aménagements (entretien des
plans d' eau et de roselières, création d' îlots,
mise en place de nichoirs, création de platières à
bécassines ..).
Il est impératif de lutter contre la fermeture et l' envasement
du milieu (ex. marais de Sacy-le-Grand). La gestion et la maîtrise
de la ressource en eau est cruciale pour optimiser l' accueil de l' avifaune
aquatique. La réhabilitation et la restauration de certains sites
pourront jouer un rôle majeur pour cet objectif. De même,
la création de zones sanctuaires disséminées sur
les axes stratégiques permettra d' accroître les potentialités
d' accueil des oiseaux.
D' autre part, les grands massifs forestiers accueillent plusieurs milliers
voire dizaines de milliers de pigeons ramiers. Il convient donc au cours
de l' hiver, à travers la commission "migrateurs et zones
humides", d' établir une stratégie avec l' ONF pour
préserver cette capacité d' accueil et réaliser un
suivi comme pour la reproduction du pigeon colombin. Concernant la reproduction,
l' activité de piégeage est un facteur clé qui peut
à lui seul limiter significativement la prédation des espèces.
Il doit donc par conséquent être vivement recommandé
et développé.
5°) Valoriser les pratiques cynégétiques
Il s' agit là plus d' une approche de formation et de découverte des différentes pratiques utilisées pour chasser les migrateurs telles que la hutte ou encore la palombière. Cet objectif se veut donc davantage pédagogique tout en mettant l' accent sur la complexité de la chasse aux migrateurs (journées de découvertes, hutte pédagogique ...).
6°) Établir un état des lieux des espèces problématiques
Force est de constater que le cygne tuberculé (Cygnus olor) est
en nette augmentation sur le département de l' Oise, ce qui n'
est pas sans causer quelques problèmes de compétition inter
spécifique. Il semble nécessaire d' inventorier les effectifs,
en particulier les nicheurs, afin de constituer une base de données
sur l' espèce qui pourrait s' avérer utile dans le cadre
d' une éventuelle demande nationale visant à limiter les
populations.
De même, les observations d' espèces exotiques d' origine
captive ainsi que différents types d' hybrides sont de plus en
plus nombreuses. Il est impératif de répertorier et de localiser
ces observations afin de faire remonter l' information aux autorités
compétentes qui, le cas échéant, peuvent intervenir
notamment sur des espèces comme l' erismature rousse.
La sensibilisation des éleveurs "amateurs" est de rigueur
pour limiter ce phénomène.
Enfin, côté végétaux, le principe à
adopter reste le même que précédemment et en particulier
pour faire face aux espèces invasives comme la jussie, présente
déjà sur les marais de Sacy et autres.
7°) Maintenir et entretenir un réseau d' observateurs
Le réseau d' observateurs de la commission fédérale
"migrateurs et zones humides" mis en place depuis novembre 2004
composé de 169 chasseurs bénévoles au 1er janvier
2006 particulièrement motivés et spécialisés
par espèce (gibier d' eau, bécasse des bois, pigeon, vanneaux
huppés, pluviers dorés et grives) couvre l' ensemble du
département. Il a pour rôle de récolter des données
sur les espèces migratrices (observations, comptages, reproduction,
pics de migration ...). L' exemple du comptage "vanneaux-pluviers"
(protocole ANCGE) fait référence nationale en la matière.
Par ailleurs, il semble judicieux d' associer également les ornithologues
et scientifiques locaux.
8°) Développer une veille sanitaire
La mission du Réseau national SAGIR consiste à maintenir une veille sanitaire sur la faune sauvage au travers notamment de plusieurs interlocuteurs départementaux. La Fédération Nationale des Chasseurs (FNC), les Fédérations Départementales des chasseurs (FDC) et l' Association Nationale des Chasseurs de Gibier d' Eau (ANCGE) ont souhaité la mise en place d' un réseau de veille sanitaire spécifique aux oiseaux migrateurs. Cette proposition a été validée scientifiquement par l' OMPO (Oiseaux Migrateurs du Paléarctique Occidental). Les chasseurs de gibier d' Eau du département par le biais de leurs appelants ainsi que la commission "migrateurs-zones-humides" seront les principaux interlocuteurs de cette démarche. Ils mettront en place et en oeuvre un dispositif de veille sanitaire "ad hoc" tant sur les cadavres d' oiseaux trouvés morts que sur les spécimens tués à la chasse ou encore par le suivi régulier de certains élevages d' appelants (réseau SAGIR/ONCFS,DSV ...) et sur les volières témoins à mettre en place par hutte immatriculée. Les animaux analysés permettront ainsi d' appréhender l' origine des cas de mortalités ponctuelles ou massives en diagnostiquant des causes toxicologiques, épidémiques (ex. Influenza aviaire H5N1) ou parasitaires.
9°) Adapter les périodes d' ouverture et de fermeture à la biologie des espèces
Le principe jurisprudenciel "de protection complète de dépendance"
et le trajet de retour institué par le juge communautaire en 1994
doit faire place à la conception récente et plus conventionnelle
des accords AEWA sur les oiseaux migrateurs de l' Afrique - Eurasie ratifiés
par la France et l' Union Européenne qui dit que : "une population
d' une espèce peut être chassée en période
de dépendance ou en période de trajet de retour, lorsque
son état de conservation le permet".
L' OMPO intègre la chasse à partir du moment où l'
on a les stocks.
L' accord AEWA doit donc influer sur l' application du droit communautaire
non seulement à l' échelon national mais aussi départemental.