SECTION PETITE FAUNE : 6 objectifs sont fixés
- 1°) Maintenir et développer les populations existantes
- 2°) Connaître et encadrer les prélèvements
- 3°) Améliorer le taux de survie et l' indice de reproduction de différentes espèces
- 4°) Adapter les périodes d' ouverture à la biologie des espèces
- 5°) Évaluer et encadrer les lâchers en fonction des unités de gestion
- 6°) Maintenir une veille sanitaire
1°) Maintenir et développer les populations existantes
Le département, par sa diversité de milieux, offre une potentialité d' accueil à la petite faune largement sous-exploitée. Une gestion globale permettra de développer les noyaux de populations naturelles existants. Les efforts entrepris sur les structures de gestion doivent être poursuivis. Les actions à mener devront porter sur l' aménagement du territoire, le suivi des populations et surtout sur la régulation des prédateurs. Les outils de gestion (plan de chasse, plan de gestion) seront mis en place sur simple proposition de la Fédération Départementale des Chasseurs de l' Oise (art. R425-1 et L425-15) mais avec concertation des partenaires gestionnaires forestiers et agricoles. Le lapin de garenne (Oryctolagus cuniculus) ne fera lui l' objet d' aucun outil de gestion spécifique (plan de chasse ou plan de gestion cynégétique).
2°) Connaître et encadrer les prélèvements
La gestion des espèces passe également par la connaissance des prélèvements. La FDCO mettra en place un carnet de prélèvements départemental destiné aux adhérents "territoire" qui auront préalablement fait l' objet d' une campagne d' informations justifiant de l' intérêt de la démarche. L' objectif à 6 ans est de se rapprocher de 100% de retour de carnets. Ce carnet sera valable pour toutes les espèces (petits et grands gibiers ainsi que les migrateurs). "Encadrer les prélèvements" consiste à préconiser des conseils de prélèvements dans le cadre d' une structure de gestion type GIC, ou bien encore, proposer des attributions dans le cadre d' un plan de chasse ou d' un plan de gestion cynégétique approuvé (PGCA). Ces attributions pourront être modulées en fonction des efforts de gestion entrepris sur le territoire (piégeage, aménagements ..). Enfin tous les animaux soumis au marquage dans le cadre du plan de gestion devront être munis de leurs dispositifs en fin de battues. En revanche, tout transport en véhicule d' animaux non marqués est interdit même en fin de battue.
3°) Améliorer le taux de survie et l' indice de reproduction de différentes espèces
Pour répondre à cet objectif, il est nécessaire
de jouer sur plusieurs facteurs. Pour un résultat optimal, on doit
proposer aux populations de gibiers, tout au long de leurs cycles biologiques,
des zones refuges, des sites d' alimentation, de reproduction, des zones
de quiétude et surtout des prédateurs en moins grand nombre.
Ce n' est que dans ces conditions que l' on peut espérer améliorer
le taux de survie des adultes et l' indice de reproduction. Par conséquent,
outre la régulation des prédateurs et L' agrainage (perdrix
et faisan commun), il est impératif de valoriser et d' implanter
des Jachères Environnement Faune Sauvage (JEFS), des couverts enherbés,
des bandes de recoupement et des cultures intermédiaires. Enfin,
l' entretien de ces différents couverts (y compris chemins, fossés,
haies, ..., et gel PAC classique) doit faire l' objet d' un calendrier
conforme aux exigences biologiques des espèces qui s' adressera
aux gestionnaires concernés. Des conventions devraient être
signées prochainement avec certains service d' entretien.
L' utilisation de la barre d' envol et la pratique de la fauche centrifuge
sur jachères et couverts fourragers seront privilégiées
en période de reproduction. Il s' agira également d' habiliter
au moins une personne par unité de gestion pour le recueil d' oeufs
de perdrix et de faisans dont les nids auront été détruits.
Après leur passage en couveuse, les oiseaux nés seront réintroduits
sur l' unité de gestion concernée (territoire de provenance
des oeufs).
4°) Adapter les périodes d' ouverture à la biologie des espèces
Le lièvre (Lepus europaeus) est ici la principale espèce
visée, puisque sa reproduction n' est généralement
pas achevée quand intervient l' ouverture générale
de la chasse (allaitement des jeunes et mise bas). Un zonage départemental
modelant la pression de chasse sera établi par la FDCO (nombre
de jour ou restriction de la période de chasse).
Le faisan (Phasianus colchicus) peut lui aussi faire l' objet d' une adaptation.
Les dates d' ouverture et de fermeture seront donc proposées en
fonction des objectifs de gestion fixés par la FDCO.
La perdrix grise (Perdix perdix) pourra quand à elle connaître
une ouverture anticipée si les textes réglementaires le
permettent.
5°) Évaluer et encadrer les lâchers en fonction des unités de gestion
En dehors des opérations de repeuplement menées par la
FDCO, les lâchers de tir ne doivent pas perturber le suivi et la
gestion des populations naturelles de la même espèce au sein
des structures de gestion (GIC) créées spécifiquement
à cet effet. Il convient donc de les quantifier et de les encadrer
par le biais d' une convention éleveurs de gibiers/FDCO qui pourrait
également prendre en compte l' aspect"déontologique"
des lâchers.
Il semble nécessaire d' inciter les gestionnaires à marquer
les oiseaux lâchés permettant ainsi de créer une base
de données sur le nombre d' oiseaux lâchés, le taux
de reprise et la dispersion.
Par ailleurs, et toujours dans un soucis de gestion des populations, les
lâchers de lièvres seront désormais interdits sur
l' ensemble du département.
6°) Maintenir une veille sanitaire
La mission du réseau national SAGIR consiste à maintenir
une veille sanitaire sur la faune sauvage au travers notamment de plusieurs
interlocuteurs départementaux.
Les animaux analysés permettent ainsi d' appréhender l'
origine des cas de mortalités ponctuelles ou massives en diagnostiquant
des causes toxicologiques, épidémiques ou parasitaires.
L' impact des produits phytosanitaires sur les populations de petits gibiers
peut ainsi être évalué.