SECTION REGULATION : 6 objectifs sont fixés

1°) Développer et inciter au piégeage

Tout d' abord, il est nécessaire de faire un état des lieux sur les piégeurs du département de l' Oise (+ de 3000). Avec l' aide de la Direction Départementale de l' Agriculture et de la Forêt (DDAF) et de l' Association Départementale des Piégeurs Agréés et des Gardes Particuliers de l' Oise (ADPAOGP), une enquête sera menée pour actualiser la liste des piégeurs agréés et identifier les raisons pour lesquelles la majorité ne pratique plus cette activité.
Les déclarations de piégeage doivent s' effectuer sur l' exercice de capture, donc calées entre le 1er juillet et le 30 juin de l' année suivante (et non à cheval sur 2 campagnes ex. 01/01 au 31/12). Les bilans de capture ou de non-activité doivent être adressés à la DDAF et la FDCO, au plus tard le 1er septembre.
Valoriser les piégeurs auprès des sociétés de chasse ou des chasses privées semble être un bon moyen pour dynamiser l' activité. L' objectif à 6 ans est d' avoir au minimum un piégeur par commune. Les efforts sur et autour des grands massifs boisés doivent être poursuivis et accentués de manière significative, ces zones étant de véritables réservoirs. Un challenge entre piégeurs fédérés par l' ADPAOGP et la FDCO pourrait apporter une motivation supplémentaire. Informations et sensibilisation pourront être à l' ordre du jour de réunions décentralisées destinées aux piégeurs (actifs ou non) ainsi qu 'aux détenteurs de droit de chasse.

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2°) Valoriser et développer tous les modes de régulation

En dehors du piégeage, il existe bien d' autres mode de régulation. Le déterrage, qui compte en 2005, 29 équipages, est un atout précieux et significatif dans la limitation des prédateurs (renard (Vulpes vulpes) et blaireau (Meles meles)). Une information doit être menée auprès des détenteurs de droit de chasse pour qu 'ils puissent faire appel à l' équipage le plus proche de son territoire en cas de besoin.
La régulation à tir (battues spécifiques, autorisation de destruction) qui, même si elle ne présente qu 'une petite part des prélèvements des prédateurs, doit également être valorisée auprès des responsables de chasses au cours de réunions spécifiques, assemblées générales, réunions de GIC, etc. Par ailleurs, pour optimiser les prélèvements de corvidés en période d' ouverture générale, il semble nécessaire d' autoriser le tire à cette période du lever du jour au coucher du jour (définition de l' article L424-4 du CE). Enfin, les lieutenants de louveterie, fonctionnaires bénévoles de l' Etat, peuvent être sollicités en tout temps pour organiser des battues spécifiques ou effectuer des tirs de nuit sur le renard. Leurs coordonnées ainsi que leurs circonscriptions pourraient être mieux diffusées.
Le tir de nuit, réservé aux seuls lieutenants de Louveterie doit être élargi aux agents du service technique de la FDCO dans la mesure où les textes réglementaires le permettent.

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3°) Maintenir et améliorer les suivis de populations existants

Afin d' étayer le dossier préalable à l' établissement de la liste des espèces susceptibles d' être classées nuisibles, une enquête communale présence/absence a lieu tous les 3 ans. Elle sera donc reconduite en 2006 et 2009 sur la période de validité du SDGC. Il est possible de collecter par la même occasion des attestations de dégâts causés par ces espèces sur des volailles ou bâtiment par exemple (dégâts de fouine sur plafond,...). Dans le même registre, le service technique de la FDCO conduit tous les 3 ans une enquête sur l' évolution des corbeautières dans le département de l' Oise. Sur la période 2006-2012, cette enquête sera effectuée en 2007 et 2012. Enfin, chaque année, un état des lieux est effectué sur les prélèvements réalisés par piégeage, déterrage, destruction par tir ou par les lieutenants de louveterie et les agents de la FDCO. D' un point de vue plus technique, des indices kilométriques (IK) "renard" sont réalisés chaque hiver dans le cadre des suivis de populations de lièvres et de grands gibiers. Ces éléments constituent une base de données intéressantes comparables d' une année sur l' autre, et qu' il est impératif de préserver, d' autant qu' il s' agit là de la trame de fond du "dossier nuisible".

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4°) Approfondir les connaissances sur les espèces susceptibles d' être classées nuisibles ou pouvant faire l' objet d' une dérogation ponctuelle de régulation

Le grand cormoran (Phalacrocorax carbo sinensis) fait l' objet de tirs de régulation à raison D' un quota fixé annuellement. Un suivi hivernal des dortoirs, réalisé par les agents du Conseil Supérieur de la Pêche (CSP) et de la FDCO, donne une idée de leur évolution. La récolte de ces données ainsi que celles concernant les préjudices commis entre autres aux piscicultures est nécessaire pour l' obtention d' une autorisation de tir annuelle. L' année 2004 a marqué le début d' une enquête sur la répartition et l' évolution de l' espèce blaireau (Meles meles). Bien qu 'incomplète, elle a le mérite de faire un premier état des lieux. Dès 2006/07, cette enquête sera finalisée pour obtenir une couverture départementale, ce qui permettra d' établir un plan d' actions pour limiter les populations de blaireaux, volonté affichée du monde agricole. Enfin, il semble intéressant de réactualiser la base de données existante, établie des années 1980 à 2005 sur les effectifs, la localisation d' espèces comme le raton laveur (Procyon lotor) ou le chien viverrin (Nyctereutes procyonoïdes).

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5°) Évaluer l' impact des opérations de destruction

Chaque année, plusieurs dizaines d' autorisations de destruction sont délivrées pour la période comprise entre le 1er mars et le 10 juin. Or, il n' est fait à aucun moment état des résultats. Par conséquent, dès 2006, toute autorisation sera accompagnée d' une fiche de prélèvement avec retour obligatoire (si pas de retour, pas d' autorisation L' année suivante).

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6°) Valoriser et dynamiser la recherche d' attestation de dégâts

La collecte d' attestations de dégâts est fondamentale dans l' élaboration de dossiers tels que celui du blaireau ou encore de la liste annuelle des espèces nuisibles. La "qualité" de ces documents a aussi son importance car trop souvent, la nature et le coût des préjudices commis ne sont pas indiqués, ce qui limite par conséquent leur exploitation.
Sensibiliser et communiquer (articles de relance, exposé en assemblée générale) semblent être un bon moyen pour mobiliser et responsabiliser les détenteurs de droit de chasse, les agriculteurs et les éleveurs, amateurs et professionnels.

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